Pose de la première pierre de sept salles de classe dans le Sud-Est

Foi et Joie Haïti, Mouvement d’éducation populaire intégrale et de promotion sociale, a posé la première pierre de nouveaux bâtiments dans les deux écoles de son réseau situées dans le Sud-Est. L’évènement s’est déroulé en présence de représentants des parents d’élèves, des professeurs, de la communauté et des autorités locales.

Les écoles Mère Laura de Arreguy et Saint-Marc de La Montagne auront d’ici la nouvelle rentrée scolaire de nouvelles salles de classe.

L’Ecole Mère Laura a été mise sur pied en 2006 à l’initiative des sœurs qui la dirigent de concert avec la communauté. Depuis, l’institution s’est agrandie et accueille des élèves jusqu’à la 8e année fondamentale.

Le rêve de la communauté scolaire est de voir des élèves de Philo dans l’établissement. Pour l’heure les quatre nouvelles salles de classe en construction recevront le préscolaire, ce qui devrait laisser plus d’espace pour l’ajout d’autres niveaux du fondamental.

«Nous allons tous collaborer, les sœurs, les parents, le CASEC, toute la communauté, afin de réaliser ces travaux qui ont pour finalité de former des jeunes filles, des jeunes garçons au service du pays, de la société, de l’Eglise de Notre Seigneur et toute l’humanité », a souligné le Père Rachelin Coicou, Sj., directeur national de Foi et Joie Haïti.

A La Montagne le troisième cycle bénéficiera de trois salles de classe.

En tout, 781 élèves bénéficieront de ces infrastructures qui marquent un pas important dans l’accomplissement de la feuille de route de Foi et Joie vers une éducation de qualité. Les travaux sont financés à hauteur de 88 807 dollars américains par l’Agence Espagnole de Coopération internationale pour le développement (AECID).

Le lancement des travaux survient au terme d’un processus transparent de sélection de firmes de construction nationales via un appel d’offres.

Foi et Joie Haïti ouvre ses portes aux femmes à l’occasion du 8 mars

L’Ecole Simon Bolivar de Foi et Joie Haïti à Balan a accueilli une centaine de femmes ce 8 mars pour commémorer et surtout réfléchir autour de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes.

Ces femmes membres de sept organisations sont venues de Fonds Parisien, de Galette Chambon, Pengano, Village pêcheurs, Fonds Baillard et Ganthier. La première organisation de femmes de Balan mise sur pied grâce aux encouragements des sœurs de la congrégation Sacré Cœur de Jésus était évidemment de la partie.

«Je vois chaque jour des femmes haïtiennes vaillantes. Je suis contente de vous accueillir », a déclaré la sœur Josefa Corrada, directrice de l’Ecole Simon Bolivar, dans son discours.

Pour sa part le directeur adjoint de Foi et Joie Haïti, Père Maxène Joazile, SJ, a salué le côté inédit de la journée de réflexion à Balan. «C’est un bon signe », a-t-il dit, ajoutant : « Je crois qu’il y aura sûrement beaucoup d’autres activités de ce genre ».

Le père Joazile a également signalé le travail inestimable des sœurs de Sacré Cœur de Jésus qui en plus de diriger l’Ecole Simon Bolivar ont entamé la construction d’un dispensaire qui aura également une salle de rassemblement communautaire.

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La rencontre s’est tenue à l’initiative de plusieurs organisations locales et internationales dans le cadre d’un projet d’appui au marché informel, marché dominé par les femmes en Haïti.

Après une conférence sur la participation des femmes, ses enjeux et les initiatives pouvant la favoriser, la sœur Matilde Moreno responsable pédagogique du mouvement Foi et Joie en Haïti a pris les rênes du débat. Elle a invité les femmes à réfléchir en groupes sur les formes d’injustice dont elles ont été victimes et la manière selon elles d’y remédier.

Des représentants locaux dont des agents de la police nationale ont pris part aux discussions.

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Donner les clefs de l’autonomie aux mères de Jean Rabel

Tabliers, tableaux, cartes de vœux, sacs à dos et autre portefeuilles, depuis plus de 10 ans, les sœurs de la congrégation Jésus Marie responsables de la gestion de 6 écoles de Foi et Joie dans le Nord-Ouest œuvrent dans l’artisanat local. Mais pas que. Leur action se situe au-delà de la création artistique dans une dynamique d’amélioration durable des conditions de vie des femmes.

« Mon mari avait eu un accident. J’ai dû l’amener à Port-au-Prince pour qu’il se soigne. Ce sont les sœurs avec l’atelier qui me viennent en aide depuis », explique Dieula, mère de 7 enfants. Elle travaille  depuis 8 ans à l’atelier Thevenet créé par les sœurs Jésus Marie de Jean Rabel pour encourager l’autonomisation des femmes.

Plus d’une vingtaine de femmes, pour la plupart à la tête de familles nombreuses, travaillent à l’atelier. Leurs productions se vendent principalement à l’étranger et une partie des bénéfices de la vente leur sert à s’occuper de leurs enfants.IMG_7648

Avec une économie qui repose en grande partie sur l’agriculture, le Nord-Ouest est l’une des zones les plus enclavées du pays. Les infrastructures sont quasi-inexistantes et l’accès à l’eau pour l’irrigation des terres et la consommation demeure un vrai casse-tête pour les habitants(es).

Les récents cyclones, Matthew (octobre 2016) et Irma (septembre 2017) , ont balayé les cultures et le bétail, laissant des familles entières aux abois. Malgré la rentrée officielle des classes en septembre, de nombreux enfants ne peuvent toujours pas aller à l’école.IMG_7630

Les artisanes de l’atelier Thevenet participent elles à un cours de lecture/écriture et connaissances générales.

«Nous allons à l’école dans la matinée et ensuite nous nous rendons à l’atelier », explique Dieula. Elle fait partie du premier groupe de femmes à suivre le cours. Un second groupe qui travaille dans la matinée suit le cours dans l’après-midi.

Une éducation de qualité pour chaque enfant

Depuis ses tout premiers pas, Foi et Joie accorde une place au sein de ses établissements aux enfants à mobilité réduite ou souffrant d’un handicap quelconque. Ainsi, les sœurs de Jésus Marie à Notre Dame, dans la lignée de leurs multiples actions encourageant les parents à envoyer leurs enfants en classe, ont permis à plusieurs enfants handicapés ou trisomiques d’avoir accès à une éducation publique de qualité.

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Christmaël (6 ans) et Woulsandji (5 ans) sont deux enfants à mobilité réduite de l’école Saint Michel Archange de Coton. Très vifs d’esprit, ils participent joyeusement aux activités en classe et bénéficient de la grande attention de leur maitresse ainsi que de la gentillesse de leurs camarades.

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Selon la sœur Rose Kelly, il s’agit de permettre à ces enfants de s’intégrer normalement à la société et à leurs petits camarades de cultiver dès leur plus jeune âge la non-discrimination.

Les enseignantes de Jean Rabel reçoivent parfois des formations pour savoir quelle attention accorder à ces enfants.

Nouvelle salle de classe à Colette

Situé à de Jean Rabel dans le Nord-Ouest d’Haïti, le Centre éducatif congréganiste national Jésus Marie de Sainte Claudine n’a pas cessé de se transformer au cœur d’une communauté en pleine mutation.

Cette année, à la rentrée les élèves ont pu découvrir une nouvelle salle de classe construite par Foi et Joie grâce au support de Diputacion de Burgos. La salle accueille depuis septembre les 31 élèves de la 7e année fondamentale.

Le centre éducatif de Colette forme des enfants jusqu’à la 9e année.

Le CFPM met 131 jeunes sur le marché du travail

Toujours dans le cadre de ses efforts en faveur de l’épanouissement et l’autonomie des jeunes, Foi et Joie Haïti á travers son Centre de formation professionnelle mobile (CFPM) a donné leurs diplômes à 131 jeunes qui ont bouclé des formations de qualité en carrelage, cuisine/pâtisserie, techniques windows, plomberie et électricité.

Baptisée « VICTOIRE », la nouvelle promotion vient grossir la liste des 3 mille jeunes et plus que Foi et Joie Haïti a déjà outillés pour le marché du travail.

Lors de la cérémonie de graduation tenue dans les locaux de l’institution, en présence des parents et amis des étudiants et étudiantes, le père Fitho Randel, directeur du CFPM,  les a motivés ainsi « Le chemin de la réussite comporte bien souvent des obstacles qui découragent… Moi je dis : ne vous découragez pas. Même si la situation est difficile, elle peut encore s’améliorer ». Le père Randel qui a également célébré l’eucharistie avant la cérémonie les a exhortés : « Cherchez, inventez, créez ! »

Pour sa part, le directeur de Foi et Joie Haïti, le père Marcos Recolons, SJ, a tenu un discours autour de l’honnêteté professionnelle et la probité. « Vous devez toujours respecter votre parole », a-t-il martelé, tout en affirmant : « Je vous félicite d’être arrivés jusqu’ici ».

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Le directeur national, Marcos Recolons, Sj, au fond á droite le père Fitho Randel

La peur de l’échec peut encore les empêcher d’aller vers la victoire tant souhaitée, mais il faut à tout prix qu’elle soit surmontée. C’est en gros ce qu’a affirmé le parrain de la promotion, Francin Thalès, un entrepreneur. Tout en les encourageant à valoriser la diversité, qualité importante auprès des recruteurs, Francin Thalès a noté : « Je suis très ému car mes enfants ont été à votre place d’une façon ou d’une autre. Cette école n’a cessé de croitre une formation d’excellence qui vous a été donnée ».

La cérémonie s’est déroulée dans une excellente ambiance de rires, chants et danses. Elle s’est achevée par des remerciements á l’endroit notamment des professeurs.

Notre 2e bulletin est là!

L’année scolaire s’est achevée, mais le réseau n’a pas dit son dernier mot. Il y a des formations pour les enseignants et enseignantes. Des adolescents et adolescentes suivent des formations eux aussi autour de la violence. Des élèves participent à un camp d’été à Canaan… Alors que le réseau continue de bouger, ce second bulletin trimestriel vous invite à découvrir ce qui a été fait durant les derniers mois de l’année scolaire. Bonne lecture!

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Petite enfance: Plus d’une trentaine d’enseignants et enseignantes reçoivent leur diplome

Foi et Joie Haïti et la Fundación America Solidaria ont clôturé, le vendredi 30 juin, une série d’ateliers de formation autour de la petite enfance.
Trente-cinq (35) enseignants et enseignantes du préscolaire, des 1ere et 2eme années fondamentales du réseau Foi et Joie Haïti en pu recevoir leur diplome. Ils travaillent à Cazeau (Tabarre, Ouest), Balan (Ganthier, Ouest), Arregui (Montagne la Voûte, Sud-Est) et La Montagne (Montagne la Croix, Sud-Est).

Débuté en février 2016, le programme a pris fin en juin.

Grâce à ces ateliers, Foi et Joie Haïti espère donner un nouveau souffle à la petite enfance. Le principal objectif de cette série de formations a d’ailleurs été de considérer le jeu comme stratégie d’apprentissage dans la petite enfance et chercher à améliorer le potentiel de transformation des pratiques pédagogiques auprès des enseignants.

Sur les 17 écoles publiques de son réseau 5 sont exclusivement préscolaires.

La formation a offert des ateliers sur la psychologie des enfants,  la lecture et l’écriture, les mathématiques, les arts et l’estime de soi (pour les enseignants). Les enseignants et enseignantes ont pu créer des petites pièces de théatre en rapport avec la culture et l’histoire, des portraits à partir de rebuts, entre autres activités.

Les ateliers ont été réalisés par Foi et Joie Haïti avec le soutien de la coopération espagnole, la Fondation Doña Inès de Collahuasi et America Solidaria.

Jean Rabel : 36 enseignants et enseignantes de notre réseau bouclent une série de formations

36 enseignants et enseignantes de nos six centres éducatifs situés autour de la commune de Jean Rabel (Nord-Ouest) ont reçu leurs certificats au terme d’une série de formations. Quatre thèmes ont pu être abordés avec eux : mesure et évaluation des apprentissages, français oral (pré-lecture et pré-écriture), orientation spatiale, utilisation du programme détaillé et du guide pratique d’administration scolaire.

Le programme de formation a été assuré par nos pédagogues en collaboration avec des formateurs externes.

Nous avons également bénéficié en partie du soutien financier de l’organisation Manos Unidas à hauteur de 53 146 euros dans le cadre d’un projet ayant duré environ 18 mois.

Foi et Joie Haïti, mouvement d’éducation populaire présent dans plus de 20 pays, poursuit sa lutte vers une éducation de qualité dans le pays. Notre principal cheval de bataille demeure la formation des enseignants, dans un système éducatif où certains maîtres peinent parfois à lire et écrire correctement. Si l’avenir d’Haïti passe par l’éducation, nos enseignants et enseignantes méritent toute notre attention et tous nos efforts.

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Un enseignant recevant son certificat

Cette série de formations dans le Nord-Ouest entre dans le cadre des différentes actions que nous menons en lien avec la valorisation des compétences enseignantes. Ainsi, dans le Nord-Est, avons-nous mis sur pied une école qui reçoit déjà 80 enseignants. Dans l’Ouest et le Sud-Est des formations au niveau de la petite enfance sont réalisées touchant 5 centres éducatifs.

Nos six écoles de Jean Rabel sont situées dans une zone semi-désertique, souvent près de la mer où les familles très vulnérables se reposent sur la culture de bananes et la pêche. Notre réseau compte en tout 17 écoles publiques, préscolaires et fondamentales, dans 5 départements géographiques. 4 mille 602 enfants les fréquentent. Nous avons 188 enseignants et enseignantes.

Une conférence sur l’entrepreneuriat et le leadership à l’occasion de nos 10 ans

Dans le cadre de la célébration de notre  10e anniversaire, à travers notre Centre de formation professionnelle mobile (CFPM) une conférence autour de l’entrepreneuriat et du leadership a été organisée. L’occasion de rappeler la philosophie de Foi et Joie tout en donnant aux jeunes des outils pour prendre en main leur devenir.

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Les jeunes du CFPM écoutant l’exposé de M. Rock Cadet

Dans la salle de conférence, les jeunes prennent place peu à peu. L’équipe du centre a installé des décorations. L’attente fait monter légèrement la température. L’agent Laboral, Wilson Pierre, donne le ton dans son discours d’introduction démontrant ce qui démarque le CFPM des autres institutions de formation technique.

Puis le directeur, Marcos Recolons arrive pour faire la prière. Il présente ensuite la Feuille de route de Foi et Joie Haïti vers une éducation de qualité. L’idée a présent, indique-t-il, est que la formation technique soit introduite dans les centres éducatifs au niveau des 7e et 8e années fondamentales.

« Rester et attendre que l’on nous aide, nous assiste, c’est mauvais. Je crois que c’est ce que Foi et Joie essaie de faire, c’est de vous donner les moyens d’avoir du caractère et de vous débrouiller dans la vie », renchérit le directeur adjoint Armand Gaspard.

Rock Cadet, responsable du Centre d’entrepreneurship et de leadership en Haïti (CEDL Haïti) prend le relais et donne aux jeunes des pistes sérieuses pour développer leur « esprit entrepreneurial », comme la méthode guérilla, le réseautage, entre autres.

Après lui, Emmanuel Saint Hilaire, SJ, prend le relais et décortique avec les jeunes la notion de leadership. Qu’est-ce qu’un bon leader ? Comment asseoir son leadership dans les entreprises que l’on mène ? Ces questions et bien d’autres ont été abordées.

Une petite séance de questions/réponses a suivi chaque intervention.